10/01/2012

Tralogy: les présentations et les vidéos sont en ligne

Rendez-vous à l'adresse suivante : http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/

 

Métiers et technologies de la traduction : quelles convergences pour l'avenir?Auditorium du Cnrs, Paris - Les 3 et 4 mars 2011

 

On ne traduit pas aujourd’hui comme il y a cinquante, vingt, dix ans ; comment traduira-t-on dans dix, vingt, cinquante ans ? Avec quels outils, dans quels sens, pour satisfaire quelle demande ? Et qui seront ces traducteurs de demain, si tant est qu’on les appelle encore ainsi ? Quels seront leurs compétences, leurs voisinages disciplinaires, leurs bases théoriques, leur formation ? Quelles sont les capacités de la technologie aujourd’hui et quelles seront-elles demain ? Où en est la recherche dans le domaine de la traduction automatique et des processus d’assistance à la traduction ? À partir de quelle approche de la traduction humaine orientera-t-elle un éventuel partenariat homme-machine, et dans quelle direction ?

D’ores et déjà, une chose est sûre : cet avenir-là s’invente et s’inventera à la rencontre entre une activité traduisante asystématique par nature (la traduction humaine) et la puissance de traitement de l’informatique, forcément systématique, elle. On ne peut donc utilement tenter de répondre à ces interrogations d’aujourd’hui sans brasser, à l’échelle internationale, les apports des principales parties prenantes : professionnels, formateurs, producteurs de technologies de traduction, chercheurs dans ces trois domaines. Cette démarche interdisciplinaire nous paraît en effet seule à même de dépasser les craintes, les caricatures et les discours en circuit fermé pour réfléchir à l’émergence de cultures professionnelles communes, à travers des questions économiques, techniques, déontologiques et organisationnelles.

 

11:27 Écrit par Pascaline Merten | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/01/2012

Sous-titrage en direct et respeaking

Une directive européenne recommande de sous-titrer en direct un maximum de programmes télévisés à destination des sourds et des malentendants. Si l'on peut bien sûr sous-titrer à l'avance des programmes, le sous-titrage en direct constitue un défi humain et technologique.

Différents dispositifs (sténotypes, vélotypes) on été utilisés. On exploite depuis quelques années la reconnaissance de la parole (voice recognition). Mais la reconnaissance de la parole nécessite que le système soit entraîné à reconnaître une voix, et dans un environnement sans bruits parasites. C'est pourquoi, l'on utilise les services d'un "perroquet", personne qui répète ce qui est dit, ajoute la ponctuation et cette voix est reconnue par le logiciel. Ce système engendre forcément un délai d'affichage et n'est pas fiable à 100%. Il est utilisé à la BBC et à la VRT, à présent dans certains programmes de la RAI.

Bien des expériences sont menées en ce domaine, combiannat recherche et expérimentation. Ma collègue Corinne Imhauser a fait une description très pédagogique de la situation dans son article "Le sous-titrage en direct et le "respaking" : approche historique et enjeux", paru dans les Actes de la journée d'études eCoLoMedia (Bruxelles, Editions du hazard, 2011)

Une journée d'étude s'est tenue à Anvers sur le sujet: http://www.respeaking-symposium-antwerp.be/

Au-delà des questions techniques, se posent celles de la qualité (les usagers demandent à la fois qu'on restitue la totalité de ce qui est dit etnon un simple résumé et avec une qualité suffisante) et de la formation (serait-ce une nouvelle forme de travail pour les interprètes?).

13:59 Écrit par Pascaline Merten | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2011

Des liseuses et des formats

Le Kindle est en vogue, emporter toute sa bibliothèque à la plage, quel rêve! Oui mais, si son prix est plus qu'abordable et la kindlothèque imposante, il faut néanmoins se poser la question des formats. En achetant une Kindle, vous adoptez un système fermé (Amazon et la Kindle ne sont pas les seuls me direz-vous, mais là n'est pas le problème!). Le format des e-livres sur Kindle est nativement le format AZW, format propriétaire d'Amazon. Amazon vous dira qu'utiliser son propre format permet d'évoluer plus vite. Certes, mais il faut savoir que vous ne trouverez pas tous les livres souhaités sous ce format et qu'il vous faudra éventuellement convertir.

Il existe un format libre, ePub. C'est un bon format pour des ouvrages simples, pour des BD, il laisse à désirer. Mais il est libre! Il existe des convertisseurs ePub <-> AZW (Calibre, e. a.), mais ils ne fonctionneront pas si le livre est protégé par droits d'auteur numérique (DRM).

À vous de voir si vous souhaitez entrez dans le monde enivrant du commerce selon d'Amazon et la jungle des conversions. Vous pouvez aussi vous amusez à détourner ses contraintes.

Mais pourquoi les États ne légifèrent-ils pas? Je suis tout à fait d'accord de payer des droits d'auteur sur les livres, qu'ils soient papier ou numérique. mais je n'accepte pas que la numératisation nous rendent dépendants de sociétés commerciales comme Amazon.

 

Voir aussi : http://onsoftware.softonic.fr/livres-electroniques-quelle...

13:17 Écrit par Pascaline Merten | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |