08/01/2012

Sous-titrage en direct et respeaking

Une directive européenne recommande de sous-titrer en direct un maximum de programmes télévisés à destination des sourds et des malentendants. Si l'on peut bien sûr sous-titrer à l'avance des programmes, le sous-titrage en direct constitue un défi humain et technologique.

Différents dispositifs (sténotypes, vélotypes) on été utilisés. On exploite depuis quelques années la reconnaissance de la parole (voice recognition). Mais la reconnaissance de la parole nécessite que le système soit entraîné à reconnaître une voix, et dans un environnement sans bruits parasites. C'est pourquoi, l'on utilise les services d'un "perroquet", personne qui répète ce qui est dit, ajoute la ponctuation et cette voix est reconnue par le logiciel. Ce système engendre forcément un délai d'affichage et n'est pas fiable à 100%. Il est utilisé à la BBC et à la VRT, à présent dans certains programmes de la RAI.

Bien des expériences sont menées en ce domaine, combiannat recherche et expérimentation. Ma collègue Corinne Imhauser a fait une description très pédagogique de la situation dans son article "Le sous-titrage en direct et le "respaking" : approche historique et enjeux", paru dans les Actes de la journée d'études eCoLoMedia (Bruxelles, Editions du hazard, 2011)

Une journée d'étude s'est tenue à Anvers sur le sujet: http://www.respeaking-symposium-antwerp.be/

Au-delà des questions techniques, se posent celles de la qualité (les usagers demandent à la fois qu'on restitue la totalité de ce qui est dit etnon un simple résumé et avec une qualité suffisante) et de la formation (serait-ce une nouvelle forme de travail pour les interprètes?).

13:59 Écrit par Pascaline Merten | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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